Explicite tes lyrics: Caballero & JeanJass

« Explicite tes lyrics » demande à des artistes d’expliquer plus longuement leurs paroles via quelques extraits choisis (à retrouver sur les images tout au long de l’article). Après IAM et Damso, discussion détendue autour d’un jus de fruit avec Caballero & JeanJass pour évoquer « Double Hélice 2 », leur deuxième album en commun.

Après s’être échappé en solo de l’Exodarap, le MC et beatmaker carolo JeanJass a sorti plusieurs mixtapes et EP, dont le très beau « Goldman » en 2014. La même année, le Bruxellois Caballero sortait le non moins réussi « Pont de la Reine », lui aussi après plusieurs projets en solo. En 2016, les deux rappeurs unissent leurs forces sur « Double Hélice », qui prend tout le monde de court. Moins d’introspection, plus d’explosions, plus de fun, plus de seins, et plus de sous… bref, plus de, plus de sauce. Petit carton, beaucoup de concerts, beaucoup d’apparitions, beaucoup de millions de vues sur Youtube, beaucoup de fans.En mai dernier, Caballero et JeanJass remettent ça pour un « Double Hélice 2 » où leurs personnages s’affirment. Un rap « buddy movie » souvent comparé à « L’Arme fatale » pour le côté cinématographique, un peu violent mais souvent drôle. On n’en revient pas forcément plus intelligent mais on a passé un bon moment. Mais pour le coup, on penche plutôt pour « Bad Boys », la faute aux explosions façon Michael Bay et sa tendance à en faire plus. Si il y a drive-by, c’est en McLaren. Si ils étaient Tom & Jerry, unis, ils deviennent Itchy & Scratchy, à grand coup d’exagération pour le plaisir. Quand JeanJass enchaîne les coups au corps, Caballero s’enroule autour de sa proie pour l’achever quand il ne sait plus où regarder, avec des textes qui respirent le plaisir bon-vivant. Laweed certes, mais aussi la bouffe, et des bons produits, bio si possible.

Plus conséquent que le volume 1, DH2 laisse aussi plus de place à d’autres chemins, textuels ou sonores. Mais toujours du rap pour l’amour de la chose rap, dernières tendances ou buzz inclus. Comme cette idée plutôt géniale de créer une chanson à partir du « Put some respek on my name » d’un Birdman énervé, ou cette façon de faire rimer Nekfeu dans la tête de l’auditeur sans pour autant prononcer le nom du rappeur français. Et le public adhère, si l’on en croit le concert « release » de l’album au Botanique, où les paroles étaient déjà chantées en choeur par des kids chauds boudin. Entre un concert ici et un autre ailleurs, petite rencontre avec ces deux amateurs de soucoupes volantes, d’espace et de vaisseaux en tout genre, le troisième oeil bien ouvert.

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L’album s’ouvre sur « Mets du respect sur mon nom »… parce que ce n’est pas encore suffisamment le cas pour vous?
JeanJass: Non, c’est surtout un prétexte, en fait. C’est la traduction littérale deput some respek on my name, une phrase qui est passée à la postérité de l’autre coté de l’Atlantique. Birdman avait sorti ça à la radio et ça nous avait beaucoup fait rire… on a juste traduit la phrase.
Caballero: Après oui, tu peux retrouver un autre sens évidemment. Avant, on galérait et on n’en mettait pas, du respect. Maintenant, on commence à en mettre. C’est un discours très classique dans le rap: avant, t’étais invisible et à un moment, tu deviens visible pour une raison X ou Y. Ce n’est pas toujours uniquement grâce au talent d’ailleurs… mais maintenant en tout cas, c’est le cas. C’est rigolo de voir que tout à coup, les gens sont tous nos amis, nous respectent… on joue aussi là-dessus… Mets-en plein, mets-en plein!

Est-ce que c’est aussi un message pour le milieu rap?
JJ: Non. Déjà, Caba comme moi, on n’est absolument pas rancuniers. Ce n’est pas quelque chose d’amer, il n’y a pas de rancœur. C’est vraiment pour rire. Et d’ailleurs, c’est adressé à tout le monde et à personne.

Il y a du respect maintenant?
JJ: En tout cas, beaucoup plus. Mais il n’y en a jamais assez, c’est comme le parmesan, il faut en mettre toujours plus.

Vous rappeliez que c’est une phrase de Birdman à la base, et c’est une de vos spécialtés: beaucoup de références indirectes aux rappeurs, souvent assez pointues, comme Fetty Wap, Gucci Mane…
Cab: Tu dis pointu, mais pour nous ça ne l’est pas, en fait.
JJ: Il y a une volonté de s’ouvrir et d’essayer de toucher plus de monde, je crois que ça se voit dans Double Hélice 2, mais en même temps, c’est clair qu’on est non seulement des rappeurs mais aussi des fans de rap. Donc on parle comme des fans.

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Justement, on ressent que vous êtes de gros consommateurs de rap sous toutes ses formes, que vous digérez pour évoluer à votre manière. Ce qui ne plaît pas toujours… il y a beaucoup de conservatisme dans le rap?
JJ: Bien sûr, oui
Cab: Dans les acteurs, comme dans le public… C’est quelque chose qui est en train de changer et qui s’améliore au fil des années. Les gens deviennent un peu plus progressistes, même si il y a encore un rejet de la nouveauté. Aux Etats-unis aussi d’ailleurs, sauf qu’ils ont dix ans d’avance. Nos puristes francophones qui rejettent un peu ce qui se fait de nouveau, il y avait exactement les mêmes là-bas.
JJ: Le pourcentage a diminué mais ils existent encore. Il reste du rap beaucoup plus classique en termes de mélodies, de sons ou de beats… qui marche bien parce que justement, il y a encore un vivier de gens qui aiment ça.
Cab: Et c’est très bien, notre but ce n’est pas que ça disparaisse.

Mais comment vous réagissez quand on vous dit que c’était mieux à l’époque de « Goldman » ou du « Pont de la reine« ?
Cab: On ne nous le dit pas si souvent que ça. On n’a vraiment pas ce problème là, notre public est génial avec nous, il nous suit à chaque délire.
JJ: On n’a vraiment pas à se plaindre quand je vois d’autres rappeurs. On a un public qui est quand même assez ouvert. Peut-être que ça a été plus facile à digérer parce qu’on a fait des morceaux de « transition ». Mais il faut vraiment tirer notre chapeau à notre public, ils ont été ouverts à ce qu’on leur proposait de nouveau. Dès le départ, Caba comme moi en solo, on avait quand même essayer certaines petites choses. Des tempos différents, des refrains chantonnés.. alors que d’autres ont peut-être été classés une case plus définie.

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Vous affirmez de plus en plus clairement vos « personnages », et on parle souvent de « buddy movie » pour qualifier votre musique, ça vous convient?
Cab: Oui, on a beaucoup voulu mettre en place cette appellation.
JJ: Je rappelle toujours comme référence « L’arme fatale » parce que c’est à la fois drôle et un peu violent. Je pense que c’est un bon résumé de ce qu’on fait.

Même quand vous rappelez clairement que tout ça n’est que rêves ou amusement, vous aimez en remettre une couche dans la foulée…
Cab: Cest un exercice très rap. Moi aussi, j’ai envie de faire des phases avec ma Mercedes. Que je n’ai pas, mais j’ai envie d’en faire quand même. Donc, tu trouves un moyen, et en même temps, j’espère qu’un jour j’aurai ma Mercedes et que je pourrai encore le dire.. mais pour de vrai. Je ne sais pas, c’est un genre de jeu.
JJ: Ca rejoint ce qu’on disait avec les personnages de « buddy movie ». Ca nous permet d’explorer tout ça. En fait, on essaie d’avoir un bon mélange entre ces phases et d’autres où l’on parle de nous-mêmes.

Il y a d’ailleurs un peu plus d’introspection dans ce volume 2
JJ: Oui, dans le précédent, il y avait une phase de temps en temps, et un seul morceau où l’on parlait de nous. Mais cette fois, on a un peu plus présenté cette facette là. Il est plus riche, on va dire.

C’est quelque chose qui vous manquait?
Cab: Non c’est surtout parce qu’il y a plus de morceaux dans celui-ci, c’est une façon de pallier ce problème. On a un peu plus de place. On est deux aussi, et on vient du solo. Quand t’es en solo, t’as le temps de tout lâcher. Sur le 1, on n’avait peut-être pas eu cette sensation là… mais après, ça reste des choses très spontanées. On ne s’est jamais dit ah je dois raconter plus de trucs, ou ah on doit faire plus de sons.

Comment vous travaillez d’ailleurs, vous écrivez ensemble?
JJ: Ca dépend, il n’y a pas de recette fixe, ça peut être plein de façons différentes. Souvent ce qui se passe, c’est qu’on se met d’accord sur une prod’. Et après, soit un de nous deux part dans son texte et l’autre va attendre de voir ce que l’autre a fait; ou alors, ce qui se passe plus généralement, c’est qu’on commence par le refrain et dès qu’on a le refrain, on a un peu l’idée de la suite.

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L’autre différence avec le volume 1 d’un point de vue textes, c’est qu’il y a moins de références à l’espace, aux soucoupes ou aux reptiliens…
JJ: Ah ouais? Nous, on ne s’en rend même pas compte…
Cab: C’était notre mood du moment, on garde des références à ça parce que ça reste notre imagerie mais il y a tous les nouveaux trucs qu’on voit, qu’on apprend, tous les nouveaux délires. Donc du coup, ça s’ajoute.
JJ: On s’est mis encore moins de barrières, on a exploré encore un peu plus de choses. Par exemple, sur le premier, il y avait un morceau où on parle un peu des filles, c’est quelque chose qu’on n’avait jamais fait. Et ici au final, il y a même « Blessés », un morceau qui n’est que sur la version CD, qui parle de filles, en version un peu plus dansante. Et il y a pas mal d’autres morceaux où on en parle aussi. On essaye d’explorer et il y a donc d’autres choses dont on parle moins.

Par contre, le foot reste omniprésent
JJ: Ah ouais, le foot c’est éternel!
Cab: C’est comme Dragon Ball Z.

Tout le monde les attend maintenant, tu réfléchis à placer une référence d’office?
JJ: Ah c’est clair que j’y pense, je sais qu’on m’attend sur certaines choses, comme le foot ou la bouffe. Mais il y a des textes qui ne s’y prêtent absolument pas, donc ce n’est pas une condition sine qua non. Je ne dois pas à chaque fois placer un footballeur ou un truc comme ça. Mais c’est quelque chose qui me vient naturellement.

Si tu devais choisir ta préférée?
Cab: Mourinho… c’est la plus forte.
JJ: Ouais, celle qui a le plus de sens, c’est celle avec Mourinho. Ce n’est pas juste une phrase sur le foot, c’est un peu plus fort, plus deep. (On se croit tous un peu spécial comme Mourinho dans « Un endroit sûr« , ndlr)

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Tu parlais de bouffe à l’instant, j’ai l’impression que vous êtes les rappeurs les plus épicuriens du moment…
Cab: Je suis très content que tu dises ça, regarde mon sourire.
JJ: Ca se voit bien que tous les autres, ils se font chier quand même! Ca crève les yeux! (rires) Non, je pense que ce n’est pas toujours facile de mettre de mettre la bonne dose d’humour dans le rap parce qu’on peut vite te comparer à Laurel et Hardy par exemple… C’est ça qui a flingué James Deano à l’époque, je pense. Lui, il avait joué la carte à fond et moi, perso, je le ferai jamais. Même si on adore rigoler dans la vie, j’aimerais bien qu’on voit que le travail reste un minimum sérieux.

Du coup, et vu la multiplication des articles sur le rap, on peut lire des choses comme « pas techniques » vous concernant…
JJ: Oui bon, ça, c’est quelqu’un qui n’a pas vraiment compris ce que c’est la technique dans le rap, c’est pas grave. J’adore lire des critiques négatives parce que ça revient sur des choses auxquelles nous, on ne réfléchit pas. C’est beaucoup plus intéressant que d’entendre un gars qui dit ça tue. J’adore les haïsseurs.
Cab: Je veux plus de haïsseurs!
JJ: Toujours plus!

Outre la bouffe, on croise encore plus de weed sur ce volume 2
Cab et JJ: Parce qu’on fume plus!

Vous estimez avoir une responsabilité par rapport à ça, ou à vos vidéos « High et Fines Herbes« , une partie de votre public étant assez jeune?
Cab: Est-ce que Tarantino doit arrêter de faire des films violents? Je pense pas moi, ce serait dommage non?
JJ: Si on compte sur les rappeurs pour éduquer les jeunes, ça va partir en couilles, mais très, très, très vite. Les jeunes qui ont assez d’armes pour discerner ce qui est vraiment bon dans la vie, le bien du mal, tant mieux, et sinon, a priori, t’as des parents ou un encadrement pour t’éduquer.

Une saison 2 est prévue?
Cab: On va vraiment essayer, nous on est super chauds. C’est tellement de travail que là… on souffle un peu. Et on n’y pense pas trop.
JJ: C’est vrai qu’on ne dirait pas quand on regarde les vidéos, mais c’est un gros travail. On a tout tourné en deux jours.
Cab: Ca c’était le moins compliqué encore, après il y a le montage, etc.
JJ: Et pour essayer d’avoir 9 minutes à chaque épisode, il y a une heure derush. Donc il faut essayer de sélectionner ce qui est drôle ou pas, mais comme c’est nous, on n’est pas toujours objectifs.
Cab: Parfois on y arrive, parfois moins bien. Mais c’est pour ça qu’on aimerait bien réiterer avec une saison deux, pour affiner le truc. C’est la première fois qu’on le faisait, c’est un concept un peu nouveau… on s’est pas cassé la gueule mais il y a des trucs à améliorer donc on aimerait revenir avec du mieux.

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Après « Merci beaucoup », « SVP »…. le but final, c’est de devenir les rappeurs les plus polis du circuit?
Cab: Ha ha, non, dans l’ambiance, on trouvait que c’était un genre de partie 2 de « Merci beaucoup« . Par contre, c’est différent du point de vue sonorité, avec une touche très reggae. Mais on trouvé que c’était une bonne suite, donc on a gardé cette espèce d’atmosphère de politesse.
JJ: Faudra voir quelle formule de politesse on pourra employer pour le 3. Cordialement, bien à vous?
Cab: Il y a aussi Vald avec son « Bonjour« . On est plusieurs dans cette espèce de thématique éducatrice…. Finalement, on apporte quand même notre pierre à l’édifice de l’éducation!

Il y a même quelques phrases presque politiques, comme les « menteurs au parlement » ou le fait d’avoir plus de soucis parce qu’on s’appelle Mohammed… bientôt le rap engagé?
JJ: Bien sûr! (sourire). Je trouve ça intéressant de placer quelques piques… Au final, les morceaux qui m’ont fait un peu réfléchir, c’était souvent des espèces de longs egotrips dans lesquels il y avait une phrase qui me faisait vraiment réfléchir. Plutôt que des morceaux à 100% conscients. Ce qui me dérange, c’est le côté moralisateur de certains morceaux… on n’a pas du tout la prétention d’aider les gens à changer le monde, ou à se changer eux-mêmes. J’essaie déjà moi, d’être quelqu’un de bien, et ce n’est pas toujours facile. C’est quelque chose qu’on a essayé de fuir un peu, mais c’est ausssi logique de parler de soi. A partir du moment où on essaie de parler de ce qu’on vit et de ce qu’on voit, il n’y a pas que des trucs drôles. On nuance aussi parfois. Par contre, c’est beaucoup plus drôle de le dire en rigolant, ça marche mieux souvent, ça fait plus vite réfléchir.

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Si l’on doit parler politesse, il y a quand même du « FDP » avec accents divers, avant « SVP »…
Cab: Ca, c’est totalement de la création improvisée. A 5 heures du matin, on était vraiment…
JJ: Je pense que c’est venu d’une grande grande def au studio.
Cab: …bousillés.
JJ: Et on s’est dit: faisons un truc.
Cab: On a mis la prod’ et ce truc est sorti. Le lendemain, on a écouté, on s’est dit hmmm ouais, c’est assez fou pour faire une interlude.
JJ: Tout le début du morceau, on a branché le micro, il a parlé et on l’a gardé, en one shot.
Cab: Et il y a un peu de tout là dedans: des Carolos, des Liégeois, des Bruxellois…
JJ: Du bon dreiri, une Française qui apporte sa petite touche aussi…

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Vous tournez beaucoup et où on vous voit beaucoup mais vous préparez déjà des choses dans l’ombre?
Cab: On a plein de sons déjà, à deux et même en solo.
JJ: Mais on ne connaît pas encore la mixture finale. On va préparer plein de choses, puis on verra ce qu’on va garder. On ne sait pas si on part sur un 3, sur des solos… on va d’abord essayer de bien finir celui là. La tournée, les clips etc, et puis on verra où ça va nous mener. Si ça se trouve, on va se détester dans un mois…

Avec encore plus de pression que sur le volume 2?
JJ: C’est plutôt nous qui nous la mettons, mais ce n’est pas une pression handicapante… Le but, ça a toujours été de faire exactement ce qu’on voulait. Avec le 1 et encore plus sur le 2, on a pris des risques, on se met en danger. C’est en ce sens là qu’on s’est mis une pression.
Cab: Et puis la pression de toujours bien faire aussi. D’être méticuleux. On veut que ce soit propre.
JJ: Au début, c’était juste du flow, ou réussir à faire des rimes techniques, multi-syllabiques et tout ça. Aujourd’hui, si tu veux sortir du lot, il faut être fort dans tout, le meilleur partout. Il y a tellement de gens qui rappent, et qui sont forts en plus.

Vous prenez le temps de soigner l’écriture ou c’est une optique freestyle?
Cab: On prend le temps de revenir sur nos textes. On se laisse la chance de réécouter et de changer des choses si nécessaire.
JJ: La phase sur Mourinho dont on parlait par exemple, je dis « spécial » mais j’aurais du dire « spéciaux ». Mais je ne peux pas dire « spéciaux », Mourinho c’est « the special one ». Il y certaines choses comme ça où j’ai réfléchi pendant des plombes. Qu’est-ce que je fais? Je change, je change pas? Et puis je me suis dit non, je ne peux pas changer, ce serait beaucoup moins bien, je préfère faire une faute. Même si ma femme est une grammar nazi.

La phase sur Nekfeu par exemple, quand tu le cites sans le citer dans« TMTC« , c’était ton approche de départ?
Cab: C’est une technique qu’on a trouvée grâce à un rappeur qui a inventé ca en France: Perso. Totalement inconnu mais une des meilleures plumes du rap francais. Je l’ai découvert vers 2011, je suis devenu un fanatique instantané et j’ai réussi à l’avoir avec moi sur le morceau « Viens voir« . C’est en l’écoutant que moi, et mon petit entourage, on a découvert cette technique. Comme Lomepal, par exemple, qui l’a beaucoup utilisée. Avec Nekfeu, j’avais l’impression qu’il était tellement connu que c’était la meilleure façon d’apprendre cette technique au grand public. Celles de Perso ou Lomepal ne sont pas toujours évidentes mais là, je me suis dit que j’avais trouvé le bon truc pour que les gens comprennent cette espèce de mécanisme… quand je fais rimer un truc avant, je te fais croire que je vais rimer quelque chose mais en fait je reviens avec la rime d’encore avant.

Tu parles de Lomepal, avec qui vous avez sorti « Les yeux fermés » juste avant « Double Hélice 2 », mais on n’y retrouve pas d’invité français..
Cab: Ca c’est fait comme ça… « Les yeux fermés », c’était un bonus, hors projet.
JJ: On est partis à Montréal il y a un an, on a enregistré et clippé là-bas. C’était aussi un souvenir pour nous au final.

Et t’as ton argent?
Il me l’a rendu oui! Heureusement, mes beaux dollars canadiens…

 

Vincent Schmitz

(article publié sur 7sur7.be le 10 juillet 2017)

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