Explicite tes lyrics: Roméo Elvis

« Explicite tes lyrics » demande à des artistes d’expliquer plus longuement leurs paroles via quelques extraits choisis (à retrouver sur les images tout au long de l’article). Cette fois, c’est Roméo Elvis qui nous parle entre autres de rap, de drogue, de Fristi et de tortues pour « Morale 2 », deuxième épisode de sa collaboration avec Le Motel.

Roméo Johnny Elvis Kiki Van Laeken, alias Roméo Elvis, a explosé en quelques mois et entre deux albums. D’abord, il y a deux mixtapes, qui installent son univers singulier et son remarquable timbre de voix: en 2013, le rappeur sort « Bruxelles, c’est devenu la jungle » et en 2014 « Famille nombreuse ». Puis, il y a la rencontre avec le producteur/beatmaker Le Motel qui donne naissance à l’EP « Morale » en 2016. Un cap est clairement franchi et le bouche à oreilles commence à prendre des allures de bande passante. Il ne manquait plus que l’entêtante récréation « Bruxelles arrive » et voilà cet ancien résident de Linkebeek, fils de Marka et Laurence Bibot, propulsé chouchou des médias de toutes sortes et régions, des jeunes filles en fleur, des réseaux sociaux et de ceux qui d’habitude n’aiment pas le rap mais ça j’aime encore bien, et chef de file de la « hype » 2016 (avec Damso en guise de miroir hardcore). Un « Morale 2 » sur la route du disque d’or a suivi cette année et si, depuis, vous avez raté Roméo Elvis, qui en a profité pour suivre de nouvelles pistes sonores, c’est que vous n’habitez pas en Belgique ou en France. Il sera ce soir à Dour, énième étape d’une tournée quasi-permanente où il étale tout son charisme de rockstar (et plus récemment un crocodile gonflable) pour le plus grand plaisir de fans qui reprennent en choeur ses lyrics. En attendant, il les explicite ici.

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Quand tu ouvres ton album avec la phrase « Bruxelles est la capitale d’un pays qui va mal », c’est un constat général ou ça a un lien avec la musique?
Roméo Elvis: Je parle de la situation de Bruxelles d’un point de vue global. J’ai écrit ça après la création du piétonnier, avec les commerces qui commençaient un peu à fermer, et puis il y a eu les attentats. Avec tout ça, c’était un peu la période « crise de Bruxelles »… En plus, c’est aussi la capitale de l’Europe. Donc, c’est tout le temps Bruxelles qui prend, quand on parle de nouvelles réformes européennes. Quand on s’énerve ou quand on s’indigne contre l’Europe et la « grande puissance », on dit « Bruxelles ». L’image est toujours un peu ternie et c’était juste une manière de dire qu’en fin de compte, quand on vit ici, on ne s’en rend pas tellement de compte, tout va plutôt bien.

Une image donnée par « ces foutus journaux »… qui ont dernièrement souvent tendance à réduire le rap belge à un côté dit ‘méchant’ avecDamso, et de l’autre côté le « gentil »et acceptable Roméo Elvis…
Ben ouais, ouais, c’est bien caricaturé. C’est malheureusement souvent ça. Enfin « malheureusement », moi, je suis très content d’être exposé. En fait, je pense que je réponds aussi à des critères et une attente pour un plus grand public, parce que je suis blanc, mes textes sont moins violents…  donc forcément, les gens s’identifient plus, ça attire un autre public. Du coup, Damso qui est très populaire mais qui garde une ligne très rap « classique » on va dire, avec des gros mots en plus, est malheureusement catégorisé dans ce truc de rap « méchant ». Alors qu’en fin de compte, si on gratte les textes de chacun, on fait à peu près la même chose. C’est surtout une image qu’on véhicule. Je sais que je véhicule un truc plus accessible, que les gens se disent plus ah ouais j’écoute du rap, j’écoute Roméo Elvis! Alors que c’est un peu réducteur, si t’aimes bien ce que je fais, ça ne veut pas dire que t’écoutes du rap. Souvent on me dit d’habitude j’aime pas le rap mais toi, j’aime bien. C’est un compliment un peu tendancieux. Tu piques en donnant un compliment, alors que ce n’est pas nécessaire de dire d’habitude j’aime pas ça, mais là ça va. Ce n’est pas important en fait, je trouve que ça dénature le message.

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C’est qui ce diable sur tes plates-bandes?
Ce sont les tentations, de manière générale. Ne te laisse pas avoir par le chant des sirènes. Et elles sont multiples, ces tentations. Moi, je les illustre avec labédave, avec les filles, avec des choses qui me concernent. Mais j’essaie aussi de généraliser les propos pour qu’ils puissent être interprétés différemment.

Des tentations avec lesquelles tu joues
C’est ça le paradoxe du diable, de l’esprit du Malin. Il est tentant, il est joueur. Ce serait facile s’il était juste repoussant et si c’était juste le mal. Mais justement, le problème, c’est qu’il représente des choses agréables… Moi je le mets dans la fumette, parce que c’est un peu mon « vice ». Mais ça peut être dans l’alcool pour d’autres personnes. On joue avec, il ne faut pas se voiler la face. Je suis un fumeur de joints, et ce serait mentir de juste cracher dessus.

Dans « Bébé aime la drogue », tu parles de l’escalade dangereuse des drogues dures à travers une petite histoire
Dans les faits, c’est pas réellement vrai mais c’est inspiré d’une période que j’ai vécue plus jeune. C’est un peu un rejet par rapport à ça. Et en même temps, je n’avais pas envie d’en faire un bagage rock’n’roll, genre ouais j’ai pris des trucs et tout. Je trouve de plus en plus malsain la manière dont ça se popularise et banalise, surtout chez les plus jeunes. Du coup, j’avais envie de jouer avec ça: un morceau amusant avec un refrain lalalilala mais quand t’écoutes les paroles, c’est vraiment malsain. Je ne voulais pas non plus en faire un morceau la drogue, c’est mal, ne prenez pas de drogue. En fin de compte c’est une histoire, il y a une structure ficelée, et à la fin, il y a une morale. En tout cas, j’espère que quand on l’écoute, on est repoussé par l’idée d’en prendre.

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Tu l’évoquais déjà dans « Bruxelles arrive » et dans  « Morale 2 » à nouveau: l’importance de ton entourage pour te « cadrer »
A fond. Sans les personnes autour de moi, je serais sûrement devenu un énorme trou de balle. Je n’en serais sûrement pas à ce point-ci dans ma carrière, je ne serais pas aussi patient, sympa et tout ça. C’est vraiment mes amis et mon entourage qui me cadrent. Je suis quelqu’un d’impatient, qui peut se faire influencer, et si j’avais travaillé dans ce domaine sans autant d’amis autour de moi pour me dire calme-toi, tu parles trop, ferme ta gueule, je serais vite devenu imbu de ma personne. C’est facile de le devenir dans ce milieu, de plus se sentir. C’est très important aussi pour ne pas décider tout seul. J’essaie toujours d’avoir l’avis d’un ami, quelqu’un qui me conseille, qui m’oriente.

Comment tu gères ce changement récent dans ta vie, le fait qu’on te reconnaisse en rue
Ca dépend, ça fait partie du truc. Ca doit faire une grosse année qu’on me reconnaît tous les jours ou presque, c’est encore un peu nouveau. C’est pas à chaque fois super cool à vivre mais en même temps ce n’est pas non plus un enfer. Je ne suis pas un Benoît Poelvoorde, par exemple. Il suffit que j’aille un peu ailleurs et je disparais dans la masse, ce qui fait quand même du bien de temps en temps. Le truc, c’est que j’ai aussi un public très jeune, j’utilise beaucoup les réseaux sociaux où je me montre très proche, très accessible… Du coup, il y a une approche différente. Les jeunes, ils te voient en rue, hop ils t’attrapent direct, ils veulent une photo… c’est un peu plus hystérique. C’est un public à l’approche différente, c’est parfois un peu oppressant. Avant il suffisait que j’aille en Flandre mais même là, on me reconnaît de plus en plus.

Il faut dire que tu as beaucoup tourné en Flandre
Autant qu’en Wallonie. Ils connaissent les paroles des refrains, mais sinon ils ne comprennent pas trop. Mais c’est cool aussi, c’est la musique qui parle, comme quand nous on écoute du rap américain.

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Tu t’es d’ailleurs mis au rap américain avec « Switchin »
(sourire) Quand on écoute de la musique américaine, la première fois qu’on l’écoute on fait ouais ça tue, c’est stylé mais on n’a rien compris. Fondamentalement, on ne comprend pas tout ce qu’on écoute en hip-hop. Quand on se penche dessus, quand on analyse, oui. Mais à la première écoute, c’est le phonétique, c’est ce que t’entends. Et c’est comme ça aussi dans le rock, dans plein de trucs. Je voulais juste voir si en faisant un semblant de ricainphonétique, les gens allaient se dire ah il rappe en anglais! C’était un peu une disquette en mode tu comprends pas l’anglais, tu comprends pas ce que t’écoutes. Et en plus, c’était rigolo de faire ça en franglais, de pouvoir prendre ces intonations différentes. C’est agréable, l’anglais. C’est cette langue qui a fondé le rap. Le pratiquer, c’était cool pour l’expérience, et en même temps c’est une petite disquette. Il y a même des articles où il est écrit Roméo s’est essayé à l’anglais. Je me suis dit trop fort!

Ca t’arrive de commencer par le yaourt avant d’écrire le texte?
Très souvent. Pour les refrains, pour des mélodies qui viennent comme ça,  pendant des couplets… c’est du yaourt que j’enregistre sur mon téléphone, que je retranscris ensuite.

Tu retravailles beaucoup tes textes?
Avant, c’était vraiment en une fois. Maintenant, je peaufine plus. Mais c’est vraiment le travail d’une nuit. Hier, par exemple, j’ai écrit pendant trois, quatre heures sur une grosse prod’ qu’on a reçue. J’étais tellement excité de l’avoir que j’ai écrit de minuit à quatre heures. Et c’est fini, je ne vais pas revenir dessus. J’aime bien faire en une fois.

Tu écris toujours directement sur les prods du Motel? Il y a une cohésion entre vous deux qui vous a permis de passer un cap, et qui vous met mutuellement en valeur
Tout à fait, c’est principalement grâce à lui qu’on a avancé aussi vite. La plupart du temps, j’écris sur les instrus du Motel et si ce n’est pas le cas, il compose selon des envies que j’avais. Par exemple, j’écris sur une mélodie, que j’ai trouvée sur une face B ou ailleurs, et on va travailler à partir de ça pour faire autre chose. Mais il y a toujours un échange direct, qui fait que c’est vraiment en symbiose et que si t’extrais le texte pour le mettre sur une autre instru, il perd un peu de sa force.

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Il y a beaucoup d’amour dans ce « Morale 2″… c’est quoi cette drôle de question finalement?
La vraie drôle de question, c’est « est-ce que tu m’aimes? » C’est un morceau sur un baratineur, un type qui raconte des couilles. Il lui dit que c’est la plus belle, que quand il parle à d’autres filles, c’est pour leur parler d’elle. Surtout, je commençais la composition à la guitare et j’avais cette mélodie qui me plaisait mais je ne pouvais pas assumer un morceau super gnan-gnan. Je me suis ditqu’est-ce que je vais faire avec ça? Du coup, j’ai été dans l’ironique à fond. C’était la seule manière d’asssumer ça, c’était de me foutre de la gueule du personnage que j’incarnais. Après, on est allés jusqu’au bout avec le clip. En fin de compte, les gens y adhèrent encore plus que je ne le pensais. C’est cool, on peut jouer à fond là-dessus sur scène.

Tu t’es rendu compte que ta voix sonnait comme celle de Dick Annegarnlà-dessus?
Non, mais c’est revenu tellement de fois… Et c’est bien, tant mieux, je kiffe, il déchire. Il est hyper vrai quand il chante, c’est très touchant. Je suis très content qu’on puisse me comparer à lui. C’est mon pote Loxley de l’Or du Commun qui me l’a dit en premier, il y a déjà un an ou deux. Et depuis, ça revient de plus en plus.

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Dans cette chanson presque d’amour, on croise des tortues qui baisent et des dauphins qui s’embrassent…
Les tortues qui baisent, ça fait un sacré bruit. Elles se mettent au-dessus, malgré la carapace et tout, elle lèvent la tête, et il y a la langue qui bouge, elles hurlent, c’est un truc incroyable. Donc c’était plutôt pour le bruit. Pour le dauphin, l’idée c’était que je voulais trouver le truc le plus baratineur du monde. On essayait différentes choses, et puis, à un moment j’ai sorti ça. Et on trouvé ça très rigolo, donc on l’a gardé. Mais je n’avais pas d’idée derrière la tête en le faisant, c’est vraiment sorti comme ça. Comme quand les mecs essayent de baratiner au dépourvu, en fait. Et puis, les animaux, ça revient tout le temps chez moi, je ne saurais pas te dire pourquoi. C’est intrinsèquement inscrit dans ce que je fais, dans ce que j’écris depuis le début.

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Le Fristi revient souvient aussi
Pour être un rappeur, il faut avoir des codes. Il faut parler des filles, de la drogue, de l’alcool, des flingues… Les filles, j’en parle, les joints aussi. Mais je ne bois pas, alors je remplace ça par un Fristi. Je n’ai pas ce créneau de l’alcool, qui est quand même pas mal utilisé dans le rap, et je n’ai pas envie de commencer à mentir. Tu peux inventer des trucs dans le rap, c’est ça qui est drôle aussi, mais commencer à dire que tu bois alors que tu ne bois pas, c’est sombre, c’est triste. Je remplis mes quotas boissons avec du Fristi. Je ne veux pas rentrer dans un schéma j’suis pas un gangsta mais il y a un côté un peu innocent dans mon rap, avec le Fristi et les animaux qui, eux, remplacent sans doute les flingues, finalement.

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C’est la première fois que tu parles aussi ouvertement de ta famille dans une chanson. Est-ce qu’aujourd’hui, leur opinion a de l’importance sur ce que tu fais?
J’aime bien avoir leur avis mais ça ne va pas orienter ce que je fais. J’aime bien leur faire écouter le produit masterisé, bien propre, bien lisse. Mais au début, même si ils n’y accordaient pas encore autant d’importance, leurs conseils étaient très intéressants. Quand je leur faisais écouter mes premières maquettes, ils me disaient on comprend rien, c’est un peu trop long, etc. Je voyais ça comme des tacles mais c’était constructif. Et disons que maintenant, ils écoutent plus attentivement mais sans forcément dire quelque chose, parce qu’on a passé un stade un peu plus professionnel, où on travaille à fond sur le truc. Mon père est plus à me dire trop bien cette vanne ou trop bien cette instru. C’esparce qu’ils sont vraiment à fond dedans. En plus, au début, j’étais en retrait par rapport à eux. Je ne voulais pas qu’on sache qui étaient mes parents, je leur mettais des bâtons dans les roues pour qu’ils ne viennent pas me voir et tout. Ils ne se disaient pas que j’allais percer, et moi non plus d’ailleurs

Et Angèle, ta sœur, qui commence à beaucoup faire parler d’elle, en plus d’être la « fille de », elle est déjà la « soeur de »? 
On lui dit des fois mais je pense que ça va, franchement. En tout cas, elle a toujours plus assumé ce truc d’être la « fille de » depuis le début. Elle a fait de la musique avec mon père, joué sur scène avec lui. Et la « sœur de », pour l’instant, c’est plus un petit coup de pub, elle est aussi en train de se faire connaître. On a enregistré « J’ai vu » ensemble, qui est aussi sorti en vidéo et je suis très content de voir que dans les retours, la lumière est davantage sur elle. Les gens se prennent sa musique, plutôt qu’un surplus de popularité que j’aurais, en modeah c’est la sœur de machin, son frère c’est Roméo. Il y a ce côté « révélation » dans la mise en avant de ce clip et elle fait son petit bonhomme de chemin toute seule. Elle va aller loin.

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La dernière chanson de l’album évoque ton problème d’ouïe
J’ai deux acouphènes, un de chaque côté, qui sonnent à peu près à 6000 Hz, donc c’est super aigu. En journée, je ne les entends pas parce qu’il y a trop de pollution sonore. Mais je dois me protéger les oreilles avec des bouchons qui coûtent très chers et que je perds à peu près tous les six jours. Pour les avions, je dois prendre des médicaments. J’ai perdu deux couches de tympan à chaque oreille, il n’en reste plus qu’une, donc je suis susceptible d’avoir des crises plus tard. Je dois me faire ausculter régulièrement… Pour l’instant, ça ne m’a rien empêché de faire. J’ai su enregistrer tous mes morceaux, faire tous mes concerts, prendre tous les avions… mais à l’avenir, ça va sûrement me causer des problèmes. Surtout que j’ai 24 ans et l’oreille se détériore à partir de 24 ans. La mienne est déjà en mauvais état. J’essaie d’être conscient de ça et d’en profiter. Malheureusement, le corps est une machine, parfois elle s’enraye. Je dois en profiter à fond maintenant et essayer de faire le plus de trucs.

Tu y penses par rapport à la suite de ta carrière?
Je peux pas ne pas y penser parce que le soir, c’est comme une conscience qui fait biiiiiiiiiiiiip. C’est comme si j’avais un signal qui me le rappelle tous les soirs, dès que je suis chez moi, au calme.

Comment ça se gère psychologiquement, au quotidien?
Ca a une influence sur toute ta conception de la vie parce que tu te dis que t’es condamné à entendre ça. Un acouphène chronique, c’est toute ta vie, ça ne s’arrête jamais…. ça ne va jamais-s’arrêter-de-ma-vie. Ca va même peut-être empirer. Donc tu te conditionnes à partir de ça. Ton avenir est déjà défini par cette ligne, par ce bruit dans le temps qui va continuer à durer. Et c’est un peu déprimant quand tu t’attardes dessus. Donc il ne faut pas. Surtout que c’est un ressenti psychologique aussi. Ce sont des nerfs qui t’envoient des signaux et si tu y penses, tu entends mille fois plus l’acouphène que si tu n’y pensais pas. C’est tout un système super malsain où tu ne dois pas y penser, mais ne pas y penser, c’est y penser. Et se forcer à ne pas y penser, ça ne veut rien dire. Quand je m’attarde dessus, ça fait un peu paniquer… je suis quelqu’un qui pense beaucoup, ça cogite. Donc je me soigne, je fume le soir et je m’endors. Les médecins m’ont dit clairement: le soir, tu te détends. Je leur ai dit que je fumais, ils m’ont dit c’est très bien. J’en ai parlé avec Veence Hanao et Stromae, qui m’ont tous les deux rassuré. J’ai parlé une fois dans ma vie avec Stromae et c’était de ça, et il était serein. Les deux étaient un peu inquiets pour moi parce que ça a commencé plus jeune dans mon cas. Veence est plus soucieux, il me dit de faire gaffe et tout, lui il a vraiment été handicapé par ça. C’est rassurant d’avoir des gens avec un problème similaire qui font la même chose que toi, dans le même domaine, et qui sont plus loin que toi. Mais c’est le démon dans ma vie.

 

Vincent Schmitz

(article publié sur 7sur7.be le 16 juillet 2017)

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